Vincent Lambert, patient en état végétatif depuis presque onze ans, est décédé jeudi au CHU de Reims, un peu plus d’une semaine après l’arrêt de ses traitements, un cas devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France.

Mardi 2 juillet, le docteur Vincent Sanchez, chef de service de soins palliatifs du CHU de Reims, avait engagé un nouvel arrêt des traitements, effectif depuis le mercredi 3 au soir, de cet ancien infirmier de 42 ans, devenu tétraplégique en 2008 à la suite d’un accident de la route, un processus rendu possible le 28 juin par la Cour de cassation. Outre l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation par sonde, le protocole médical prévoyait notamment une sédation profonde et continue.

Cette annonce met un terme à un long feuilleton judiciaire et médiatique qui a vu la famille de Vincent Lambert se déchirer.

D’un côté ses parents, opposés à un arrêt des traitements, soutenus par leurs avocats et plusieurs associations, dont le comité « Je soutiens Vincent ». De l’autre, son épouse Rachel, son neveu François et six frères et soeurs qui dénonçaient un acharnement thérapeutique. Selon eux, Vincent leur avait confié oralement préférer mourir que de vivre « comme un légume », bien qu’il n’ait jamais laissé de directive anticipée.

Cette procédure avait déjà été enclenchée le 20 mai avant d’être interrompue dès le lendemain sur demande de la Cour d’appel de Paris. Mais la Cour de cassation a ouvert la voie à un nouvel arrêt des traitements le maintenant en vie. « Il n’y a plus de voies de recours possibles », avait alors assuré l’avocat de son épouse Rachel, qui s’est toujours battue pour qu’il puisse mourir conformément à ce qu’il aurait souhaité selon elle.

 

Références : AFP ; pour en savoir plus, cliquez ici.

L’équipe de rédaction Tempo Today

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