Dans une étude publiée dans Nature Communications, des chercheurs canadiens ont montré le rôle-clé joué par la protéine Ran dans la mobilité des cellules du cancer de l’ovaire et le développement de métastases.

Dans les cellules du cancer de l’ovaire, l’équipe de chercheurs menée par Anne-Marie Mes-Masson et le Dr Diane Provencher, a montré que Ran sert de taxi vers la membrane cellulaire pour une autre protéine, RhoA, qui est importante pour la migration cellulaire. « Dans des cellules normales, RhoA peut atteindre directement la membrane cellulaire, mais dans les cellules du cancer ovarien, cela n’est pas possible. Elle doit tout d’abord se fixer à Ran pour atteindre la membrane cellulaire, a déclaré Anne-Marie Mes-Masson, dans notre étude, nous avons montré que si nous inhibons l’action de Ran dans les cellules cancéreuses, Rhoa se décompose. Sans RhoA, les cellules cancéreuses perdent alors leur aptitude à se déplacer, migrer et envahir les tissus sains. »

« D’après nos constatations, il est probable que l’inhibition de Ran sera également une stratégie gagnante dans d’autres cancers », a déclaré le Dr Provencher.

Les chercheurs ont déjà commencé à développer de petites molécules capables d’inhiber Ran et les testent actuellement dans les modèles précliniques qu’ils ont créés pour montrer qu’il est possible de ralentir ou d’arrêter la progression du cancer. Ils espèrent qu’un jour ces nouveaux médicaments entreront dans la pharmacopée clinique et pourront être utilisés pour le traitement des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire.

 

Référence : pour accéder au communiqué, cliquez ici.

L’équipe de rédaction Tempo Today

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