À l’heure actuelle, les opérations pour perdre du poids ne sont remboursées que pour les adultes dont le BMI est d’au moins 40, ou d’au moins 35 si la personne présente également un diabète de type 2.  Il a été demandé au KCE s’il était opportun d’étendre ce remboursement aux jeunes.

En Belgique, un adulte sur sept, et 3 à 5% des enfants et adolescents, sont en surpoids ou obèses (Indice de masse corporelle – BMI ≥30). Or il est bien connu que l’obésité augmente le risque de nombreuses maladies : diabète, maladies cardiovasculaires, certaines formes de cancer, et des décès plus précoces. Sans parler de la stigmatisation et des souffrances psychologiques. Pour perdre du poids, ces personnes doivent changer leur mode de vie, en s’aidant éventuellement de médicaments. Ce n’est assurément pas facile, et si cela ne suffit pas malgré des efforts prolongés et soutenus, elles peuvent envisager une intervention de chirurgie bariatrique.

Les adolescents qui se font opérer actuellement sont principalement âgés de 16 ou 17 ans et atteints d’obésité sévère ou morbide, souvent associée à de l’hypertension artérielle ou du diabète. Chez ces jeunes, la chirurgie bariatrique permet des pertes de poids similaires à celles des adultes. Il faut toutefois rester prudent à cet égard car il n’existe pas beaucoup d’études de bonne qualité à leur sujet. Par ailleurs, ces interventions n’ont été réalisées que chez des adolescents qui avaient (presque) terminé leur croissance. On ne connaît pas non plus les effets à long terme d’une telle chirurgie chez les jeunes car il n’existe presque pas d’études sur les adultes qui ont subi une opération de chirurgie bariatrique à l’adolescence. De nombreux jeunes gravement obèses souffrent également de problèmes psychologiques et l’opération ne résout pas tous ces problèmes.

Le remboursement de la chirurgie bariatrique pour des adolescents devrait donc demeurer tout à fait exceptionnel. Tant que l’on ne dispose pas de preuves scientifiques fiables pour ce type de patients, ces opérations ne devraient être effectuées qu’en cas de nécessité médicale majeure, par des équipes multidisciplinaires et dans des centres spécialisés.

 

Référence : pour accéder au communiqué, cliquez ici.

L’équipe de rédaction Tempo Today

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