La maladie de Parkinson et certaines formes de démence se caractérisent par des corps de Lewy, des agrégats toxiques qui se forment dans le cerveau et perturbent les circuits neuronaux. Des chercheurs de l’Université d’Osaka au Japon testent actuellement un nouveau traitement préventif dans le cadre d’une étude préliminaire chez la souris.

Récemment, une équipe de scientifiques de l’Université d’Osaka a décidé de découvrir si le fait de cibler la protéine alpha-synucléine, qui se transforme en corps de Lewy, pourrait aider à prévenir ou à faire régresser la maladie de Parkinson.

A cette fin, ils ont testé une nouvelle thérapie génique chez des souris atteintes de ce trouble neurologique. Leurs conclusions suggèrent que cette nouvelle approche est prometteuse.

« Bien qu’il existe des médicaments qui traitent les symptômes associés à la maladie de Parkinson, il n’existe aucun traitement fondamental pour contrôler l’apparition et la progression de la maladie », note Takuya Uehara, auteur principal de l’étude, « Par conséquent, nous avons cherché des moyens de prévenir l’expression de l’alpha-synucléine et d’éliminer efficacement la cause physiologique de [la maladie de Parkinson] ».

Tout d’abord, l’équipe a conçu des sections « miroirs » de matériel génétique pour correspondre à celles de l’alpha-synucléine. Les chercheurs ont ensuite utilisé la technique du pontage amidique – une technique qui utilise des radicaux aminés pour relier les molécules – pour stabiliser ces fragments génétiques. C’est pour cette raison qu’ils ont appelé les nouveaux fragments génétiques oligonucléotides antisens modifiés par des acides nucléiques à pont amide, ou ASO. Ces fragments se lient à leur séquence génétique correspondante, qui est l’ARN messager (ARNm). En se liant à l’ARNm, les OLS l’empêchent de traduire l’information génétique qui code l’alpha-synucléine, la protéine qui forme les corps de Lewy.

Les chercheurs ont expérimenté différentes variantes d’OLS jusqu’à ce qu’ils en trouvent une qui réduisait les taux d’ARNm de l’alpha-synucléine jusqu’à 81%. Enfin, l’équipe a testé l’efficacité de sa nouvelle approche sur des modèles murins.

« Chez les rongeurs, la nouvelle thérapie génique s’est avérée efficace et prometteuse », explique Chi-Jing Choong, co-auteur principal de l’étude. « D’autres tests ont montré que l’ASO réduisait efficacement la production d’alpha-synucléine chez les souris et réduisait significativement la gravité des symptômes de la maladie dans les 27 jours suivant l’administration ».

A l’avenir, les chercheurs ont l’intention de continuer à tester cette méthode. Si leurs efforts continus se révèlent fructueux, ils espèrent que la nouvelle approche thérapeutique pourra aider à prévenir et à traiter non seulement la maladie de Parkinson, mais aussi d’autres maladies neurodégénératives dans lesquelles les corps de Lewy jouent un rôle clé.

 

Référence : pour accéder à l’étude, cliquez ici.

L’équipe de rédaction Tempo Today

0

Les articles les plus consultés

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

EffacerSoumettre