Une vaste étude française, publiée dans JAMA : Internal Medicine a établi pour la première fois un lien entre la consommation d’aliments ultra-transformés et un risque de décès plus élevé.

Selon le système de classification des aliments NOVA, les aliments ultra-transformés ont subi plusieurs processus de transformation dont une cuisson à haute température, avec la présence d’additifs, d’émulsifiants et de texturants. Ce sont des formulations à consommer directement ou à réchauffer. Bon nombre de produits riches en sel ou en sucre et pauvres en vitamines et en fibres entrent dans cette catégorie.

Les auteurs ont analysé les données de 44.551 personnes âgées de 45 ans et plus, majoritairement des femmes, participant à l’étude NutriNet-Santé, entre 2009 et 2017.  Tous les six mois, les participants devaient répondre à trois sondages en ligne, répartis au hasard sur une période de deux semaines, sur tout ce qu’ils avaient mangé et bu durant les dernières 24 heures. Après sept ans, environ 600 participants sont décédés.

Les chercheurs ont ensuite analysé les données et constaté qu’une augmentation de 10 % de la proportion d’aliments ultra-transformés dans l’alimentation correspondait à une augmentation de 14 % du risque de mortalité, toutes causes confondues.

La consommation de ces aliments était plus importante chez les personnes jeunes, ayant des revenus plus faibles, un niveau d’éducation plus bas, vivant seules, ayant un indice de masse corporelle plus élevé et un niveau d’activité physique plus faible.

Toutefois, les chercheurs ont averti qu’il ne fallait pas s’alarmer, et qu’il est nécessaire de poursuivre les travaux pour déterminer quels mécanismes sont en jeu.

 

Référence : pour accéder au communiqué, cliquez ici.

L’équipe de rédaction Tempo Today

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